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- photographe et artiste [parfois graphiste] - 06 59 77 85 25 marineleleu@gmail.com - Clermont-Ferrand - https://marine-leleu.com/ ![]() |
curriculum vitae en cours 2025Dotation Temps de recherche artistique – printemps 2025, ADAGP. 2024 – 2025Résidence d’artiste photographe, Musée d’Art et d’Industrie, Saint-Étienne, France. 2023 –Assistante d’enseignement artistique, École Supérieure d’Art et Design de Valence. 2022 –Photographe et graphiste pour la compagnie Angels’ Front, sous la direction de Flora Bouteille. 2021 –Assistante post-production du photographe Pierre Antoine (www.pierreantoine-photos.com/). expositions à venir – 2026Musée d’Art et d’Industrie, Saint-Étienne, France. 11.11.2023 – 03.12.2023D’AILLEURS, exposition collective, Brasserie Atlas, Anderlecht, Belgique. 06.04.2023 – 18.06.2023Le Printemps à l’Institut, exposition collective, Institut pour la photographie, Lille, France. 27.01.2023 – 10.03.2023Paysage Pluriel, exposition collective, EMA, Boulogne-sur-Mer, France. 09.04.2022 – 17.07.2022Tout dans le cabinet mental, exposition collective, Le Crédac, Ivry, France. 08.02.2019 – 10.03.2019Casa & Co, exposition collective, Casa de Velázquez, Madrid, Espagne. 03.02.2018 – 10.02.2018No Pain No Gain, exposition collective, Clermont-Ferrand, France. résidences 2024 – 2025Résidence d’artiste photographe, Musée d’Art et d’Industrie, Saint-Étienne, France. 2023 – 2024Résidence Travail et Culture, Centre de recherche, d’innovation artistique et culturelle, Roubaix, France. 2022 – 2023Résidence Tremplin, Institut pour la photographie, Lille, France. 03.01.2020 – 26.10.2020Résidence, Cité internationale des arts, Montmartre, Paris, France. 15.10.2018 – 15.12.2018Résidence, Casa de Velázquez, Madrid, Espagne. bourses, aides et prix 2025Dotation Temps de recherche artistique (printemps 2025), ADAGP. 2021Lauréate OPENFOLIO#2, Institut pour la photographie, Lille, France. 2019Aide individuelle à la création, DRAC Hauts-de-France. 2018Prix de Madrid, ENSBA Lyon. publications 2024Revue La Mire, n°1, « Énergie(s) ». 2023POUR LA PHOTOGRAPHIE, Une histoire visuelle de l’Institut pour la photographie. open studio / restitutions 26.06.2020Open studio, Transfert, Cité internationale des arts, Montmartre, Paris, France. 17.02.2019Restitution du travail en résidence, Le Signe, Centre national du graphisme, Chaumont, France. enseignement 2023 –Assistante d’enseignement artistique, École Supérieure d’Art et Design de Valence. 2021 – 2023Assistante d’enseignement artistique, École d’art de Calais, Le Concept. 2021Artiste intervenante, année préparatoire, École d’art de Calais, Le Concept. diplômes 2018DNSEP – option design graphique, École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon, France. 2016DNA – option design graphique, École supérieure d’art et de design d’Amiens, France. 2013BP – photographie, Lycée professionnel Louise de Bettignies de Cambrai, France. |
biographie Marine Leleu est photographe et artiste. Elle développe Base de données (titre indicatif), un projet documentaire et transdisciplinaire portant sur les transformations des constructions humaines et des paysages. Son travail se concentre sur les infrastructures, les zones périphériques et les territoires industriels. Son approche repose sur la déambulation, l’économie de moyens et l’autonomie de production. Les résidus matériels issus des sites documentés sont parfois intégrés au processus photographique, conférant à l’image une dimension physique. L’image photographique n’est plus seulement une surface de représentation, mais un espace de dépôt. Dans un contexte de prolifération et de dématérialisation des images, son travail interroge la physicalité de l’image. La matérialité de l’image ne se limite pas à son support, mais aux substances qui la composent, aux gestes de production et aux temporalités qu’elle engage. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions et résidences, et a bénéficié du soutien de différentes institutions, dont l’Institut pour la photographie, la DRAC Hauts-de-France et l’ADAGP. présentation du travail Depuis 2011, je développe un projet intitulé Base de données (titre indicatif) , une démarche artistique documentaire qui répertorie, par l’image photographique, les transformations des constructions humaines et des paysages. Ce projet, en constante expansion, s’inscrit dans une approche transdisciplinaire mêlant photographie et exploration de l’image imprimée. Mon travail se concentre sur les détails changeants des infrastructures et des espaces, tout en valorisant l’économie de moyens et l’autonomie de production. Les photographies que je réalise ont pour vocation de conserver des images des espaces voués à disparaître. Ces lieux, souvent situés aux marges des villes, dans des zones hybrides, n’ont pas de qualité particulière mais portent les traces d’histoires et de mutations. Mon approche repose sur la déambulation, véritable moteur de ma pratique. Cette mobilité me permet de capturent des images de paysages, parfois revisitées à différentes époques pour témoigner de transformations. L’esthétique brute de mes photographies rend visible les vestiges de l’activité humaine souvent liés au travail ouvrier, autrefois au cœur d’une économie florissante, aujourd’hui abandonnés, laissés à l’état de ruines ou remplacés par des surfaces d’exploitation intensive. 1. surface de réparation L’origine de ma recherche remonte à mon enfance dans le Pas-de Calais, marquée par la présence de l’usine des Ciments de Portland à Lottinghen. Ce lieu a éveillé mon intérêt pour les zones industrielles et leur odeur persistante. En 2011, mes déambulations à Boulogne-sur-Mer m’amènent à enregistrer par l’image les mutations des bâtis industriels, principalement les jours de non-activité. Les paysages urbains et portuaires deviennent les premiers terrains de ce projet. Mon travail se distingue par l’utilisation d’un procédé de transfert par friction, une technique qui déplace le noir de carbone d’une surface imprimée vers une autre, par un geste répétitif et minutieux. Cette méthode, réalisée avec une imprimante HP LaserJet 5200TN, prolonge l’acte photographique en transformant l’image en une matière tangible. Cette étape a donné lieu à une exposition collective à l’Institut pour la photographie de Lille en 2023, avec le soutien de la DRAC Hauts-de-France. 2. les poussières comme alibi, offrande à la ville noire Dans le cadre d’une résidence avec le Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Étienne (2024-2025), mon projet s’est centré sur le patrimoine industriel stéphanois. Ville historiquement marquée par l’industrie, Saint-Étienne devient un territoire d’investigation approfondi. Mes déambulations révèlent un paysage couvert de suie, de sulfate, de carbone et d’autres poussières industrielles. Ces traces matérielles d’un passé productif sont envisagées comme des micro-ruines : fragments d’un tout disparu, archives involontaires. Le noircissement des façades — écho à la « ville noire » — constitue une strate visible. Dépôt matériel et marqueur historique, cette couche persiste tandis que la ville s’emploie à nettoyer et reconstruire ses murs. La ruine n’est ni monumentale ni figée : elle est un processus continu, discret et presque invisible. Les images produites ne cherchent pas à documenter frontalement les vestiges industriels. Elles s’inscrivent dans une économie formelle volontairement pauvre : architectures anonymes, surfaces planes. La photographie acquiert alors une matérialité autre. En intégrant les poussières prélevées comme pigments, l’image ne représente plus la ruine : elle en est constituée. La poussière agit comme un alibi, au sens où elle autorise l’image à exister comme empreinte matérielle. La photographie devient un lieu de dépôt. Chaque tirage devient une offrande à la ville noire : restitution à Saint-Étienne de sa propre poussière, conserver ce qui disparaît, en produisant une image faite de la ruine même qu’elle tente de retenir. Texte en cours de rédaction, en vue de l’exposition collective à l’automne 2026 au MAI de Saint-Étienne. 3. la terre gaste [En cours] « Gaste » = « gâtée », mot qui jusqu’au XVII e siècle a conservé le sens premier de « ravagée », « dévastée ».[...] * T. S. Eliot, The Waste Land, (1922) [La Terre vaine, traduction de Michel Vinaver] La prochaine étape du projet, intitulée la terre gaste, inspiré par l’étymologie du mot « Gaste », explore les impacts de l’industrialisation sur le paysage à travers une approche radicale de la matérialité et de l’unicité de l’image photographique. Par l’utilisation d’une chambre photographique, les images seront capturées directement sur papier, sans possibilité de reproduction, en utilisant uniquement des tirages par contact. Ce choix technique ralentit le processus, valorise les imperfections et confère à chaque image un caractère unique. La photographie devient alors une lecture de la ruine en train de se faire. [ projet soutenu par l’ADAGP dotation temps de recherche artistique - printemps 2025 ] |